En 125 av. J.C. les Romains s’installent en Provence. Henri Ribot, en reconstituant le cadastre romain, atteste leur présence à La Seyne dans les quartiers Nord de Saint-Jean le Vieux, de Léris ou Léry, de la Petite Garenne. (1)
Les nouveaux arrivants effectuent des travaux de drainage afin de rendre cultivables ces lourdes terres inutilisables car humides et marécageuses. Ils disposent d’une main-d’oeuvre nombreuse. Ils bénéficient de conditions climatiques favorables.
Les populations autochtones, les Ligures, quittent définitivement l’habitat des hauteurs et des forêts pour s’installer dans la plaine fertile. Ils créent de petites exploitations agricoles qui côtoient les grands domaines viticoles appartenant aux Romains. Un Vicus, petite agglomération de commerçants et d’artisans se trouvait, à Saint-Jean le Vieux, mais la principale économie reste l’agriculture qui repose sur la trilogie antique : le blé, la vigne, l’olivier.
La culture du blé et des céréales satisfait les besoins des populations et permet, aussi, d’alimenter la ville industrielle, nouvellement fondée, de Télo-Martius (Toulon). La vigne et l’olivier alimentent la population locale et s’exportent vers l’Italie, à Rome où l’huile d’olive de Provence est très appréciée. Les Romains font un véritable négoce avec le vin transporté dans les dolias, leur or rouge.
A la chute de l’Empire romain, une période trouble s’installe. La population déserte la plaine, les terres ne sont plus cultivées. Au Xe siècle, les abbés de Saint-Victor récupèrent leur domaine 2. Les moines cultivateurs, aidés des habitants du quartier de Saint-Jean le Vieux, (ou Saint-Jean des Crottes), remettent en culture ce territoire. Ils utilisent le matériel agricole hérité des Romains : la bêche, la houe, la charrue à soc et reprennent la culture de la triade antique, en bons héritiers des Romains, dans cette province fortement romanisée.
Au XIXe siècle, les hommes de la terre héritent de cette agriculture antique. L’examen du cadastre napoléonien de 1829, la lecture des actes notariés, (baux de métayage, actes de vente) font apparaître l’héritage romain dans l’utilisation des mêmes techniques agricoles et dans la pratique des cultures traditionnelles : blé, vigne, oliviers.
La vigne
La culture de la vigne occupe 75 % des terres cultivées. Elle
domine aussi bien sur les coteaux aux sols chauds, secs et
pierreux, où elle trouve son terrain de prédilection dans les
quartiers Saint-Jean le vieux ou Vignelongue, que dans les
parties basses aux terres profondes et humides des quartiers
Saint-Jean et Berthe.
Le vin est soit consommé par la famille soit exporté, comme l’eau de vie, et embarqué sur les navires partis de Toulon.
Entre les rangées de vignes, le paysan cultive toutes les légumineuses (fèves, haricots, lentilles, pois chiches) qui profitent des pluies de printemps et qui arrivent à maturité avant les grosses chaleurs de l’été. Cette agriculture en ouillère permet l’utilisation maximale des terres et fournit les ressources de base à la population.
D’après le cadastre de 1829, la culture des céréales occupe 12 % des surfaces. Mais la culture en ouillère du blé pratiquée par tous, aussi bien chez les propriétaires de petites parcelles que sur les grands domaines, accroît la production des céréales.
Restriction et obligation des cultures en ouillères imposées dans ces baux :
Le blé et autres céréales nourrissent hommes et animaux. Les habitants de ces quartiers apportent leur blé aux « moulins à farine » des Moulières, aux deux « moulins à vent » des Quatre Moulins ou aux moulins de Saint-Jean le Vieux ou de Malespine, restés sur le territoire de Six-Fours, mais utilisés par les deux communautés. Au quartier Camp Laurent, Gabriel Besson, boulanger, possède un four ouvert aux habitants de ces quartiers qui viennent faire cuire leur pain ou l’acheter. Les grandes propriétés de la bourgeoisie possèdent leur propre four (5).
L’olivier
L’olivier occupe 8 % des terres agricoles. Après les gels successifs
du XVIIIe siècle et celui catastrophique de 1820, l’olivier
régresse, remplacé de plus en plus par la vigne. Il pousse
sur les restanques, borde les chemins. Ainsi, Robert Amiel
raconte : « un chemin de 2 km environ bordé d’oliviers traversait
le domaine de la Chaulane qui s’étendait de la route
d’Ollioules jusqu’aux collines de Piédardan. » 6 Arbres fruitiers,
vignes, et oliviers sont réunis sur la même parcelle, la
vigne protégeant l’olivier des chèvres. L’huile d’olive offre de
multiples usages, alimentaires (Le fond de l’alimentation est
constitué par le pain et l’huile d’olive), domestiques (éclairage
intérieur et extérieur) et industriels (fabrication de savon).
Mais de plus en plus, les huiles de graines se substituent à
l’huile d’olive trop chère. (7)
Aux cultures de la triade antique s’ajoutent les légumes frais, cultivés dans de petits jardins situés près des habitations ou des jardins plus étendus dans les grands domaines : la propriété David dispose de 5 500 m2, la propriété d’Estienne d’Orves d’1 hectare 700 m2, favorisés par les moyens d’irrigation (puits et noria).
L’élevage
L’élevage des cochons, ovins et caprins complète l’activité agricole.
Les 8500 cochons présents sur le territoire seynois fournissent
viande et fumier nécessaires à la terre. « Le fermier
est tenu d’entretenir quatre cochons pour fournir le fumier
nécessaire à la terre. » (8) Les 4000 ovins et caprins, élevés
dans les bergeries bourgeoises et paysannes, trouvent des
prés et des pâtures au quartier Berthe, à Lagoubran et à
Brégaillon. Pour l’élevage bovin, très réduit en ce début du
XIXe siècle, Augustin Garnier précise : « Nous ne savions
pas traiter les vaches. » Au début du XIXe siècle, les Piémontais
introduiront l’élevage laitier.
La municipalité seynoise encourage l’élevage des vers à soie en incitant les paysans à planter des mûriers le long des chemins communaux bordant leurs terres (9).
La polyculture pratiquée par les paysans des quartiers Nord de La Seyne satisfait l’autoconsommation familiale, le surplus est vendu sur le marché local et assure des rentrées d’argent frais.
Le cadastre « napoléonien » présente une structure foncière parcellisée, déséquilibrée. Mais cette parcellisation ne touche pas les domaines de la bourgeoisie qui étend son patrimoine et évite le morcellement de son capital foncier lors des successions. 60 % des terres appartiennent à 15 riches propriétaires qui vivent en ville - rentiers, marchands, médecins, militaires (marine ou armée de terre), hommes de loi. Le reste appartient à 300 petits propriétaires qui habitent pour la plupart La Seyne. Ils sont artisans, calfats, maçons, pêcheurs, marins, militaires, cultivateurs (ouvriers agricoles), perruquier. Cinq exploitations seulement appartiennent à des ménagers, des paysans propriétaires de leurs terres, qui la travaillent et en vivent.
Bastides et bastidons
L’habitat est composé de bastides et de bastidons dispersés
dans la campagne.
La bastide désigne aussi bien la ferme modeste du ménager ou du petit propriétaire résident que la belle demeure bourgeoise occupée à la belle saison.
Dans le bastidon, construit sur les parcelles des petits propriétaires, on remise les outils et on passe une ou deux nuits pour éviter les trajets longs, le temps d’achever un travail commencé (taille des vignes, cueillette des olives).
Ferme modeste ou demeure bourgeoise, la bastide comprend la maison d’habitation et toutes les dépendances qui permettent l’exploitation agricole, (écurie, remise, loge à cochon, cave, grenier, poulailler).
Dans les bastides bourgeoises, la place faite à l’homme est importante, sans nuire aux surfaces données aux dépendances nécessaires à l’exploitation du domaine. Dans les fermes paysannes, l’espace consacré à l’homme se limite souvent à une cuisine et à une ou deux chambres.
Les grands domaines
Les grands domaines, situés aux quartiers Camp Laurent
ou à la Petite Garenne, appartiennent à la bourgeoisie toulonnaise,
des forains, dont la richesse provient des charges
acquises dans l’administration ou dans l’exercice de la
vie militaire. Ils ont adapté leur exploitation au relief tourmenté
de ces quartiers : alternance de terres riches et profondes
pour la vigne et les céréales et de coteaux aux sols
minces et pierreux pour les oliviers et les arbres fruitiers.
Le propriétaire terrien exploite son domaine directement et dirige lui-même les « salariés ». Il parle le provençal, il connaît le travail de la terre et participe à la vie du domaine comme l’attestent les termes du bail suivant : « Il labourera tous les dessous des oliviers et les piochera toutes les années[…] Il bêchera et binera (la vigne) en son temps et saison »(10).
Les petites propriétés
Les petits propriétaires habitent la ville de La Seyne.
En 1846, les habitants de ces quartiers sont, avec les familles
des ménagers et celles de quelques propriétaires, essentiellement
des familles de cultivateurs. Ainsi au quartier Léry
sur huit ménages recensés, six ont pour chef de famille un
cultivateur, au Camp Laurent 26 sur 35 recensés. Quelquesuns
occupent une habitation construite sur un lopin de terre
leur appartenant, ainsi Jacques Amiel au quartier Léry,
Joseph Flandrin au quartier Farlède. La plupart vivent dans
les domaines de la bourgeoisie car l’élevage de cochons, la
volaille, les bergeries nécessitent la présence d’un cultivateur
toute l’année.
L’évolution de la propriété
Aux recensements de 1851 et de 1856, on assiste à un recul
du nombre de cultivateurs au profit des fermiers : au quartier
Léry sont recensés sept chefs de famille « fermiers »
et aucun chef de famille « cultivateur», au Camp Laurent
deux « cultivateurs » et vingt-deux « fermiers ». La bourgeoisie
confie l’exploitation de ses domaines à un « fermier
». Ainsi André Garnier, « cultivateur » dans le domaine
de Casimir Denans à Saint-Jean, devient fermier en 1840
jusqu’en 1865.
Les baux « à moitié fruit » souscrits à cette époque, très voisins des baux de métayage, améliorent considérablement la condition juridique des preneurs : la durée de location est précisée, le droit de préhension exercé par le bailleur n’existe plus.
Le « fermier » devient indépendant du bailleur propriétaire de la terre qui lui impose, néanmoins, un ensemble de contraintes. Ainsi le bailleur impose des obligations culturales : « Il est accordé au preneur la faculté de semer des légumes dans les ouillères où il n’y aura pas de blé [...] Le preneur sera tenu de labourer, de fumer ladite propriété de terre et d’y faire toutes les autres oeuvres nécessaires en leur temps et saisons, suivant les règles du bail. ». (11) Il impose les cultures traditionnelles, le blé, la vigne, l’olivier. Le propriétaire terrien vit toujours des productions de son domaine et les récoltes sont partagées. Ainsi le livre de comptes de Théodore- Louis David, minutieusement tenu, mentionne rarement l’achat de denrées alimentaires. Le principe d’un loyer de fermage, en espèces, n’apparaît que dans le dernier quart du XIXe siècle.
Concurrence pour la main d’oeuvre
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les propriétaires terriens
confient la gestion de leur domaine à un fermier en souscrivant
des baux souvent avantageux pour les preneurs afin
de les retenir sur leurs terres. La construction navale en plein
développement a besoin de main d’oeuvre qu’elle puise dans
la masse des travailleurs qu’elle partageait avec l’agriculture.
En tarissant les ressources locales de main d’oeuvre, la
construction navale oblige les propriétaires terriens à fidéliser
les cultivateurs qui travaillaient sur leurs domaines en leur
accordant le statut de fermier.
En 1881, André Garnier, Honoré Daumas, par exemple, fermiers en 1851, deviennent propriétaires d’exploitations agricoles prospères. André Garnier, fermier, achète en 1865 une exploitation agricole au quartier Léry d’environ trois hectares, avec maison d’habitation et dépendances, d’une valeur de 8 000 F. Il verse 5 000 F et s’acquitte des 3 000 F restants en trois ans. En 1882, lors d’une donation partage, il lègue à chacun de ses fils, Auguste, Joseph, Romain, une exploitation agricole.
De meilleures conditions de vie pour les paysans
Les nouveaux fermiers travaillent des domaines à l’assise foncière
étendue, aux terres productives, car entretenues et bien amendées par les propriétaires. Ils disposent de tout l’équipement
nécessaire à l’exploitation agricole (maison d’habitation,
dépendances, outillage, animaux de travail), sans apporter
aucun investissement personnel.
Dans une ville où la population passe de 6 497 habitants en 1846 à 11 700 en 1861, grâce au développement de la construction navale, le marché local apporte aux paysans de nouveaux débouchés et de nouveaux revenus. L’afflux de main d’oeuvre extérieure, personnels d’encadrement, ouvriers venus de départements voisins ou travailleurs italiens, fournit les clients potentiels pour le marché local 12. Un métier nouveau, exercé par des femmes, naît, celui de revendeuses de légumes frais, revendeuses de fruits. Ces premières revendeuses, s’installent sur le « cours » et assurent avec les paysans l’alimentation de la ville en fruits et légumes. Augustin Garnier raconte : « Mon grand-père, Auguste, chargeait un bariou 13 sur la charrette, il allait vendre le vin au détail sur le marché. On n’oubliait pas d’y ajouter des pois chiches, des fèves, enfin tout ce qu’on avait. »
« Parcelle après parcelle »
Joseph Hugues, ancien agriculteur du quartier la Colle d’Artaud,
témoigne : « Mes arrière-grands-parents étaient fermiers. Ils
menaient la propriété des Mimosas (face à l’entreprise
Baudisson) et celle des C... quartier Julien. Peu à peu, ils ont
étendu leur bien, parcelle après parcelle. Ils ont fait une propriété
de sept hectares. »
La nouvelle agriculture, avec le développement des marchés locaux, assure aux agriculteurs des revenus qui leur permettent de créer leur propre exploitation.
André Garnier est l’un des rares cultivateurs à acquérir une exploitation déjà constituée avec terres cultivables, maison d’habitation, dépendances.
Les agriculteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle achètent la terre aux petits propriétaires citadins non paysans, « parcelle après parcelle ». La pénurie de main d’oeuvre contraint ces derniers à vendre leur bien qui assurait jusque là une partie de leur subsistance mais qu’ils ne peuvent plus entretenir. Ils deviennent clients des paysans qui vendent leur production sur le « cours » et qui ont acquis leur lopin de terre.
Honoré Daumas cultivateur puis fermier au quartier Farlède achète, en 1844, une parcelle de 6 000 m2 pour 500 F, en 1856, il en acquiert une autre d’environ 4 000 m2. Il construit une maison d’habitation, des dépendances, fait creuser un puits, y adapte le mécanisme d’une noria pour irriguer les terres et produire des cultures maraîchères. En 1882, ses héritiers vendent la propriété à la famille Amiel. Adolphe Amiel, actuel propriétaire témoignage : « Notre propriété a une superficie d’un hectare, elle nous a permis de bien vivre. Notre terre est bonne, toujours bien entretenue par du fumier et des gadoues. »
Justin Garnier, cultivateur, constitue aux quartiers Camp Laurent et Saint-Jean le vieux une exploitation agricole que ses arrière-petits-fils, Joseph et Marcel, exploitent jusque dans les années 1990. Dans les années 1850, Justin part travailler au chantier naval. A son salaire d’ouvrier de scieur de long, s’ajoutent les modestes revenus tirés des parcelles de terre. Marcel Chabaud arrière-petit-fils de Justin témoigne : « Justin achète des terrains à Saint-Jean le Vieux, complantés, en arbres fruitiers et figuiers. Ses filles cueillaient les figues, les faisaient sécher et Justin vendait les figues sèches à ses compagnons de travail. Il possédait un saquet qu’il remplissait sou après sou, quand le saquet était plein, il partait acheter un lopin de terre. Justin ne savait ni lire, ni écrire ». Lorsque Justin aura constitué sa propriété dans les terres fertiles et bien irriguées du Camp Laurent, il quitte les chantiers et retrouve son premier travail de paysan jardinier.
Le nouveau paysage agricole
Les belles demeures raffinées de la bourgeoisie entourées de
parcs aux grands arbres et de vastes domaines agricoles impriment
toujours le paysage. Désormais les fermiers piémontais,
se substituant aux « cultivateurs » seynois, exploitent ces propriétés.
La parcellisation du territoire disparaît au profit d’exploitations
agricoles travaillées par le propriétaire et sa
famille 14. La nomenclature change : le cultivateur désigne un
paysan qui travaille la terre pour son propre compte ; le jardinier
devient le producteur de fruits, de légumes et de fleurs ;
le journalier (ou ouvrier agricole) se substitue au « cultivateur.
»
Les cultures maraîchères et florales, plus rémunératrices, s’imposent par la généralisation de l’irrigation, favorisée par les norias construites, maintenant, par les petits propriétaires. Elles trouvent des débouchés sur les marchés locaux mais aussi nationaux et internationaux grâce au chemin de fer. Des cultures de la triade antique seule la vigne se maintient. Le paysan seynois reste toujours viticulteur car « les vieux voulaient boire le vin de leur vigne » (15), et par nécessité comme le dit Augustin Garnier : « Le jardin maraîcher, en bas, avait une superficie d’un hectare à un hectare et demi suivant les années et l’eau. Mais en haut, il fallait faire de la vigne : la terre trop sèche ne convenait pas aux légumes. »(16) Les céréales ont disparu, l’olivier pousse encore dans les restanques et le long des chemins.
Au XIXe siècle, l’agriculture seynoise des quartiers Nord de la ville passe d’une économie fermée de subsistance, vieille de plusieurs siècles, à une économie de marché. L’ensemble du monde agricole provençal connaît ce phénomène, mais, dans la région seynoise, l’expansion des Forges et chantiers de la Méditerranée (FCM) accélère le mouvement. Car le monde paysan seynois conserve un lien avec la grande entreprise : rares sont les familles paysannes dont l’un des hommes ne travaille aux chantiers. En 1901, les deux fils d’Etienne Tabusse cultivateur « patron » au quartier Farlède, Marius et Etienne, sont chaudronniers aux FCM. Au tout début du XXe siècle, le grand-père de Joseph Hugues 17, lui-même ancien agriculteur, était chaudronnier sur cuivre aux chantiers. Il est revenu travailler la terre quand son père n’a plus pu l’exploiter. L’agriculture du XXe siècle ne fait que renforcer l’évolution de l’agriculture prospère de la deuxième moitié du XIXe siècle, les progrès techniques en plus (mécanisation, électrification). Seule l’urbanisation des années 1960-1970 sonne le glas de l’activité rurale de ce quartier.
| 1 | Henri Ribot, Cahier du patrimoine ouest varois, n° 3 et Regards sur l’histoire de La Seyne-sur-mer n°4. | 11 | Bail souscrit par JB Long, ménager, au Camp Laurent le 8 octobre 1844. |
| 2 | Au XVIe siècle, les abbés de Saint-Victor revendront les grands domaines qu’ils possédaient à Six-Fours (pas encore La Seyne) aux « manants » qui échappent aux règles politiques et économiques de la féodalité. | 12 | Dans la première moitié du XIXe siècle, la ville n’est pas consommatrice parce que la quasi totalité des habitants possèdent et travaillent un lopin de terre qui les nourrit. |
| 3 | Arch.privées, Francis Paul David. | 13 | Barrique de 25 l. |
| 4 | Idem | 14 | En 1829, le quartier Farlède est divisé en 60 parcelles qui appartiennent à 38 propriétaires. En 1886, huit exploitations agricoles, dont sept appartiennent à d’anciens cultivateurs, se partagent les 30 hectares de ce quartier. |
| 5 | Dans le livre de comptes de Louis-Théodore David, en 1840, l’achat de pain est très rarement mentionné. Arch. privées, op. cit. | 15 | Témoignage de Robert Amiel, agriculteur au quartier Farlède. |
| 6 | Robert Amiel, agriculteur quartier Farlède, revendeur sur le marché. | 16 | Témoignage d’Augustin Garnier, ancien agriculteur au quartier Léry. « En haut », c’étaient les terres des coteaux, minces et pierreuses, des hauteurs du quartier Léry, où la vigne trouve son terrain de prédilection, et qui seront parfaitement irriguées avec l’arrivée du canal de Provence dans les années 1970. |
| 7 | Arch.mun. La Seyne, délib. du 12 mai 1815. | 17 | Le grand-père de Joseph Hugues est l’un des sept membres fondateurs de la coopérative agricole (la Criée). |
| 8 | Arc. privées, Francis Paul David, bail 1814. | ||
| 9 | L’Etat verse une subvention de 50 centimes pour chaque pied de mûrier planté | ||
| 10 | Bail signé entre le propriétaire JM Théodore David et le « fermier » Louis Castelin, 14 août 1814. Le « fermier » n’a aucune protection juridique, le bailleur a tous les droits dont celui de préhension sur la part des récoltes, selon les termes suivants : « Toutes les denrées, c’est-à-dire, blé, vin, huile, etc… appartenant au fermier ne pourront être vendues par ledit sans auparavant les avoir offertes au propriétaire, afin que s’il désirait les acheter, il ait la préférence. » |