L'atelier mécanique

Journées du patrimoine : « A La Seyne, faire vivre l’atelier mécanique », avec Matthieu Poitevin, architecte.

La table ronde du 16 septembre « A La Seyne, faire vivre l’atelier mécanique » organisée dans le cadre des journées du patrimoine, a été un succès : plus de 60 participants dans la belle salle des Chantiers de la Lune. Deux heures d’écoute et d’échanges ont capté un public divers qui dépassait largement les membres des différentes associations qui nous avaient apporté leur soutien. La presse (la Marseillaise et Var matin) a couvert « l’événement » en soulignant notre ambition pour l’atelier mécanique : faire de ce bâtiment du début du XXème siècle un bâtiment du XXIème siècle.




E. Lorenzini, M. Poitevin, F. Manaranche

La rencontre avec un jeune architecte , Matthieu Poitevin, reconnu pour ses réalisations, en particulier l’ancienne manufacture de tabac devenue « La friche de la Belle de mai » à Marseille, a été stimulante pour tous. Pour lui, « les lieux industriels sont magiques et vivants, ils portent en eux une force qui tient à leur utilité passée ».

Les explications d’Emile Lorenzini qui a travaillé pendant 40 ans à l’atelier mécanique donnaient du sens à ce qui reste de cette immense nef dont nous avons projeté des vues intérieures. Les propositions n’ont pas manqué qui confortent les nôtres : cinéma, théâtre, médiathèque, commerces, lieu de mémoire…

Matthieu Poitevin, à qui nous avions fait faire une visite du site nous a dit sa surprise d’avoir été sollicité par une association de défense du patrimoine généralement plus tournée vers le passé et s’est réjoui de « notre ouverture d’esprit, pas si fréquente », il nous engage à poursuivre, à monter « un projet pluriel, lieu culturel, médiathèque, cinémas sans doute mais aussi commerces, Ships handler et pourquoi pas résidences pour étudiants et pour personnes âgées ? »

Pour réaliser cette table ronde, animée par Françoise Manaranche, nous avons eu plusieurs entretiens. Emile Lorenzini a bien voulu et pu venir témoigner de façon forcément limitée ; aussi comptons-nous utiliser cette collecte de mémoire pour réaliser une plaquette qui permettent aux Seynois de « visiter » ce dernier vestige du patrimoine industriel de leur ville. Nous voudrions qu’elle contribue à affirmer notre désir de vouloir le transformer pour mieux le conserver.



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